|
« Les pensées de Bouddha » est un sujet que j’ai entamé en 2004; à travers lequel j’ai voulu rendre hommage à ce « héros » d’enfance, car mille fois, on m’a raconté son histoire pour apaiser mes crises d’asthme, comme on raconte l’histoire de Robin des Bois aux enfants d’ici.
Bien plus que la divinité qu’il est devenu, à travers lui, la noblesse du genre humain a pris tout son sens. Siddhârta Gautama fut avant tout un homme doté d’une sensibilité, certes hors du commun, mais il n’était pas si différent de nous. Face aux réalités douloureuses de la condition humaine, la maladie, l’ignorance, la vieillesse, la pauvreté, la mort, il a fait l’expérience du ressenti de toutes ces douleurs comme n’importe qui.
Alors qu’il fut prince et a ainsi vécu protégé une partie de sa vie, à l’âge de 29 ans, les rencontres avec un vieillard, un malade et un mendiant, l’ont profondément bouleversé. A tel point qu’il a décidé de renoncer à sa vie de prince guerrier, à son rôle de père, de mari, d’amant, finalement à un avenir glorieux, pour partir à la quête de la vérité. Durant de nombreuses années il a fait diverses rencontres et expériences spirituelles, qui ne lui ont pas apporté entière satisfaction. Alors un jour, il a décidé de se poser au pied d’un arbre (ficus religiosa) et a fait le vœu de ne pas bouger de cette place avant d'avoir atteint la Vérité.
A travers ce parcours, qui ne demeure pas moins exceptionnel, il convient de retenir avant tout l’espoir qu’il nous est permis, étant homme comme lui, d’accepter notre condition humaine. Notre réalité n’est ni un mal ni un bien. Elle fait de nous ce que nous sommes, tel Siddhârta Gautama, un être sensible au bonheur comme à la douleur; dont la vérité pas si cachée, se révèle par la simple volonté de s’en approcher aussi près que possible. L’accès de la voie vers la plénitude n’est pas réservé qu’aux divinités. Elle est bien sûr longue et difficile mais l’homme que nous sommes, dispose par notre nature, des qualités requises au plus beau voyage de toute vie, se réaliser.
|